AMJ

10 décembre 2017

Alfred Marie-Jeanne met les points sur les i.

La bande annonce de l’émission « La parole au peuple » sur RLDM stipulait que l’invité du jour était le président du Conseil exécutif de la CTM et président du MIM, Alfred Marie-Jeanne, et que des révélations inédites seront faîtes par ce dernier.

Cette émission comme d’habitude donne la possibilité aux auditeurs de poser des questions à l’invité du jour. Lors de l’intervention d’un auditeur qui précisait qu’il considérait  Jean-Philippe Nilor comme seul député de Martinique, Alfred Marie-Jeanne rétorqua rapidement en disant que Jean-Philippe Nilor n’était pas son Député. On savait que le torchon brûlait depuis bien longtemps entre ces deux hommes mais tout se passait  jusque là  «  en ba fèil ». Cette révélation a sans doute surpris plus d’un (l’auditeur le premier) mais pour d’autre des dissensions existent au sein du Mouvement indépendantiste martiniquais depuis la création du G20 dont fait partie Jean-Philippe Nilor, donc pour eux pas de surprise.

Alfred Marie-Jeanne va encore plus loin en accusant  Bruno Nestor Azérot , Jean-Philippe Nilor le PPM et même Claude Lise de faire partie d’un vaste complot pour qu’il soit condamné par la justice dans l’affaire « Green Parrot » et par conséquent devenir de facto inelligible.

Il précise que tous ceux qui veulent partir doivent avoir le courage de démissionner et de s’en aller, mais qu’il sera présent face au G20 et leurs alliés pour être à nouveau à la tête de la nouvelle CTM.

JEAN-PHILIPPE NILOR

« Je dois dire que je ne suis pas personnellement affecté par ce type de déclaration-là. Je commence à être habitué. Je suis quand même triste pour mon pays parce que j’attends beaucoup plus de hauteur… de hauteur de vue. Et de noblesse, de la part de nos dirigeants politiques. Je crois que, parfois, les aînés devraient écouter les plus jeunes. Et je réitère mon appel à élever le débat, à parler de questions de fonds, de la situation actuelle de la Martinique, des projets, des perspectives. Et là, on est en train de s’enferrer, de s’enterrer dans un cancan qui ne s’arrête pas entre deux camps et maintenant à l’intérieur de chacun de ces camps. Moi, je trouve cela triste pour l’avenir de la Martinique et pour l’image que nous donnons de la politique. Ceux qui ne peuvent pas prendre de la hauteur, habiter la dimension de leur mission c’est tant pis pour eux, mais c’est quand même malheureux » .

« Je dois dire qu’il y a quelque chose qui est vrai dans ce qu’a dit le président Marie-Jeanne, c’est que je ne suis pas son député. Je suis le député du Sud de la Martinique, et de la Martinique entière. Sur cette déclaration-là, je n’ai rien à contester » .

« Je ne connais pas le G20, je n’ai jamais participé à quelque chose qui s’appelle G20. J’ai participé avec l’accord de mon parti à un groupe de réflexion d’élus en préparation des élections de la CTM de 2015. Et peut-être heureusement que j’y ai participé, cela nous a peut-être quelque part permis d’élargir le cercle de nos amis politiques pour pouvoir aller à cette belle victoire en 2015.
Simplement je voulais dire si j’étais un traitre comme semble-t-il on veut me faire le procès, je crois que le président Marie-Jeanne n’aurait pas été aujourd’hui président du Conseil exécutif de la CTM si je l’avais trahi » .
« Il y a quelque chose qui me sidère et qui me rend triste… de constater qu’un homme politique de la dimension d’Alfred Marie-Jeanne qui a déjà tant fait pour la Martinique soit aujourd’hui entouré par une cour nocive qui le pousse à commettre erreurs sur erreurs. Et qui quelque part précipite sa déchéance. Je pense et je le crois, je suis triste pour Alfred Marie-Jeanne parce que je pense qu’il méritait meilleure sortie que celle-là » 
FRANCE-ANTILLES

BRUNO NESTOR AZEROT

« Je respecte le président de la CTM. Mais je m’inscris en faux lorsqu’il dit que je suis dans un complot contre lui. Quand j’ai quelque chose à dire, je le dis ouvertement.

« Je réitère ce que j’ai dit, je n’ai pas compris que Marie-Jeanne se soit déplacé avec quelques membres de la CTM pour venir soutenir Jean-Frantz Cauver. Effectivement, je lui avais annoncé une mort politique certaine. Je lui avais dit que j’allais gagner les élections, j’allais battre son candidat ce que j’ai fait à Sainte-Marie mais aussi à Cap Nord où j’ai récupéré la première vice-présidence. J’ai battu Alfred Marie-Jeanne sur toute la ligne, je peux donc comprendre une telle sortie. Il se sent blessé, car aujourd’hui tout lui échappe » 

« Nous ne sommes pas dans un régime dictatorial ou dans une royauté. Alfred Marie-Jeanne a été élu par le peuple, il faudrait qu’il comprenne et accepte qu’à un moment donné la Martinique ait envie d’autre choses, d’avoir d’autres perspectives. A mi-mandat lorsqu’on regarde le bilan de la CTM, il y a vraiment de quoi à se poser beaucoup de questions. » 

FRANCE-ANTILLES

CLAUDE LISE


La tentation est grande de faire diversion et de trouver des boucs émissaires donc moi je lui lance un appel à la raison, il faut qu’il fasse une mise au point tôt ou tard, même si c’est en interne même si c’est entre nous. Je ne l’appellerai pas, c’est à lui de m’appeler maintenant il y a des élus qui ont dit qu’il fallait absolument qu’on se rencontre, je demande simplement que l’on reprenne un fonctionnement pour le bien de la Martinique.

J’ai accepté dans le passé, tout le monde le sait, de passer sur des choses extrêmement désagréables dont j’ai été victime, je suis prêt toujours à le faire pour la Martinique, mais on ne  va pas me demander non plus d’aller comme si j’étais le coupable, non je suis l’offensé tout ce qui a été dit est faux, n’a aucun fondement, j’ai été diffamé c’est ça la réalité et par conséquent ce n’est pas à moi d’aller demander rendez-vous etc, moi je vais assumer mes fonctions puisqu’une majorité d’élus à l’heure actuelle me demande de les assumer mais de l’extérieur aussi, j’ai reçu énormément d’appels qui me disent que si aujourd’hui je démissionne, la crise qui va en résulter risque d’être préjudiciable à la Martinique.

Donc moi j’assume mais on verra si de l’autre côté on se montre également ouvert et raisonnable et si c’est l’intérêt supérieur de la Martinique qui va primer. 

RCI 


La charge qu’il a lancée, sans préavis, je la trouve inqualifiable. Elle est absolument inadmissible sur la forme comme sur le fond. Ces derniers jours, je n’ai pas rencontré le président Marie-Jeanne, nous n’avons eu aucune discussion, aucun affrontement. La dernière fois que je l’ai vu remonte à une quinzaine de jours à une inauguration. Et, vendredi dernier, j’ai reçu une invitation à participer à une manifestation qu’il souhaite organiser le 22 décembre pour fêter les deux ans de notre victoire à la CTM.
Alors entre vendredi et dimanche que s’est-il passé ? Dimanche, alors que je suis en famille, on m’appelle pour me dire qu’il y a une charge invraisemblable contre moi avec des propos diffamatoires.
Dans cette charge, il y a des choses ridicules, du genre que l’on m’a chassé du PPM! Comme si toute la Martinique ne sait pas que j’ai démissionné du PPM.
Autrement dit, il refait l’histoire et sur un ton méprisant. Mais, il y a beaucoup plus grave. Dire qu’avec d’autres je suis en train de travailler à le faire mettre en prison, c’est tout à fait inacceptable. Je me retrouve maintenant concerné par l’affaire « Green Parrot » alors que tout le monde sait le soutien que je lui ai apporté dans cette affaire. Il me connaît depuis trop longtemps pour penser que je puisse faire une chose pareille.
Mais vous savez, lorsqu’on est en difficulté on cherche toujours des boucs émissaires…
Moi, je suis avenue des Caraïbes, je ne suis pas à Plateau Roy. Je ne peux pas décrire les phénomènes de cour dont j’entends parler. Mais il est clair que je ne reconnais pas Alfred Marie-Jeanne dans ces propos-là.
Manifestement, des gens sont allés lui raconter n’importe quoi. Peut-être que parmi ces personnes, il y a ceux qui rêvent d’être président de l’Assemblée. Il y a des personnes qui revendiquent le leadership du camp patriotique. Je subis probablement les effets collatéraux de cette guerre larvée.
Non, je ne vais pas démissionner, cela m’est bien venu à l’esprit et pas seulement à l’occasion de cette crise. Un peu lassé de voir que le temps passe et qu’on ne prend pas les décisions pour mieux fonctionner. À chaque fois, on m’a demandé de ne pas le faire. J’ai passé ma journée de lundi à interroger des élus et des membres de la direction de mon parti. J’ai vu près de deux tiers des élus de la majorité de l’Assemblée et tous m’ont demandé de rester à mon poste. Beaucoup m’ont dit de ne pas tomber dans ce qui serait un piège qui entrainerait une crise dont la CTM ne pourrait se relever. Aujourd’hui, je lance un appel à la raison et au sens de l’intérêt général martiniquais.
Je ne prendrai aucune initiative pour mettre de l’huile sur le feu. J’ai fait des mises au point puisque j’ai été attaqué d’une manière vraiment inqualifiable.
Pendant des mois, j’ai avalé des couleuvres en silence pour ne pas créer de crise, mais puisque crise il y a, je dis les choses très clairement et je pense qu’on ne pourra pas revenir en arrière.
Si les choses ne s’arrangent pas, il est clair qu’il y aura des conséquences dommageables sur le plan économique et social pour la Martinique. Mais je ne veux pas envisager cela.
FRANCE-ANTILLES
15 décembre 2017

Marie-Jeanne confirme le divorce.

Suite aux remous des derniers jours, le Comité Patriote de Rivière Pilote organisait ce vendredi 15 décembre 2017 à la salle en Guénot une réunion de soutien au Président du MIM Alfred Marie-Jeanne.

De nombreux intervenants se sont suivis pour porter leur témoignage de soutien  et lors de l’arrivée de Alfred Marie-Jeanne c’est par un véritable Standing Ovation qu’il a été accueilli.

Dans son discours très attendu, il a notamment confirmé avec force la rupture avec Nilor.   » Il n’y aura pas de remariage, ceux qui sont partis n’ont qu’à rester dehors, il est trop tard. »

18 décembre 2017

Yan Monpaisir le sapeur-pompier.

Le chef de file des élus du groupe « Ba Péyi-a an Chans » ? Yan Monplaisir, a organisé le lundi 18 décembre (veille de la prochaine plénière de la CTM), une conférence de presse, pour tenter de désamorcer le conflit entre Alfred Marie-Jeanne et Claude Lise.

Pour lui il faut sortir de la crise qui est inhérente au Gran sanblé et non à la CTM. « Beaucoup de martiniquais pensent comme moi, d’abord je ne veux pas être dans les kankans, par contre je veux être dans le fond, je travaille sur un certain nombre de dossiers, je travaille à essayer de faire en sorte que la collectivité fonctionne mieux et je travaille et je souhaite que les hommes puissent se rassembler, parler ensemble, s’engueuler quelque fois, mais construire ensemble, travailler ensemble C’est ce que je fais , c’est pour ça que je suis devant vous aujourd’ hui pour clarifier un certain nombre de choses. Demain vous allez voir que cette plénière va se passer à peu près bien.

 » Mon objectif est de travailler pour la Martinique donc je vais le faire avec  tout le monde y compris avec ceux de l’opposition ».