CYCLISME- G.P de Sainte-Luce

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Antoine GAURAN (VCD), l’emporte en solitaire.

Grand Prix de Sainte‑Luce : Gauran impérial dans l’ascension finale

La 21ᵉ édition du Grand Prix de la Ville de Sainte‑Luce a tenu toutes ses promesses. Dès le départ des 49 coureurs, la course s’est animée sous une succession d’attaques qui ont rapidement dessiné les contours d’une journée explosive. Un premier groupe de sept hommes se forme : Hodebourg, Erdual (MB), Stanislas (CCV), Labéjof, Boscher (VCD), Payen (KCS) et Risal (ECD). Ils sont ensuite rejoints par Nubul (VCF), Gauran (VCD) puis Lagrand (VCD), portant le groupe de tête à dix unités.

Un peloton sous pression

Au retour vers le giratoire de Céron, les échappés comptent 30 secondes d’avance sur Etiennar (ECD) et Owan Nubul (Sinnamary), tandis que le peloton accuse déjà 54 secondes de retard. En tête, Stanislas dynamite le groupe. Boscher et Nubul résistent, mais Lagrand cède définitivement. L’écart se stabilise autour d’une minute sur la route des plages.

À l’entame du 4ᵉ tour, neuf hommes mènent toujours la danse : trois du VCD (Boscher, Gauran, Labéjof), deux du MB (Erdual, Hodebourg), ainsi que Risal, Stanislas, Nubul et Payen. Le peloton reste à plus d’une minute.

Le peloton réagit, la tête s’organise

Au 6ᵉ tour, sous l’impulsion de Mickaël Laurent (Macouria), le peloton réduit l’écart à 48 secondes. Devant, Stanislas relance et entraîne Gauran et Hodebourg. Mais ce dernier est victime d’un ennui mécanique, laissant deux hommes seuls en tête. Derrière, Erdual, Boscher, Nubul et Payen tentent de revenir, suivis plus loin par Labéjof et Risal.

Boscher place alors une attaque tranchante, accompagné d’Edwin Nubul. Les deux hommes reviennent rapidement sur Stanislas et Gauran. Le quatuor se reforme, solide et déterminé.

Un final haletant

Au dernier chrono, les quatre leaders possèdent encore 30 secondes d’avance sur Erdual et Payen, qui parviennent finalement à rentrer. Ils sont désormais six en tête. Mais Stanislas secoue à nouveau le groupe : seuls Gauran et Nubul parviennent à suivre. Ce dernier, diminué physiquement, cesse de collaborer et se laisse reprendre par le groupe de chasse.

À un tour de l’arrivée, Stanislas et Gauran collaborent parfaitement pour aborder ensemble la terrible montée de l’Épinay. Pas d’attaque au pied, mais dans la seconde partie de l’ascension, Gauran place un démarrage imparable. Stanislas ne s’affole pas, monte à son rythme, mais l’écart grimpe irrémédiablement : 100 mètres, puis 200, puis plus d’une minute à l’arrivée.

Le podium et les héros du jour

Edwin Nubul, admirable de courage malgré un état grippal, s’accroche au groupe de chasse et décroche une superbe 3ᵉ place.
Erdual termine 4ᵉ.
La 5ᵉ place revient au jeune Émile Demazy, auteur d’une performance remarquable et exemplaire, saluée par tous.