Crise politique à St MARIE

La crise politique demeure à Sainte-Marie

Avant même les élections municipales du 26 novembre qui avait vu la victoire de Brunot Nestor Azérot dès le 1er tour, un collectif de Samaritains avait tenté de faire annuler cette liste, estimant  que plusieurs colistiers du maire, Bruno Nestor Azérot ne remplissaient pas les conditions pour être élus : deux ne résideraient pas en Martinique et donc n’y payeraient pas leurs impôts, un autre serait salarié de la SEMA, un troisième serait transporteur lié sous contrat avec la ville de Sainte Marie  et un dernier bénéficierai de « tous les contrats BTP de la commune .

Pour cela ce collectif avait envoyé un courrier au préfet et au sous-préfet dès le 22 novembre 2017. Après analyse, les services de l’état n’avaient retenu aucune anomalie et avait donc validé cette liste.

Pas satisfait de cette décision le collectif décide de saisir le tribunal administratif. Ce recours en annulation déposé le  1er décembre 2017 sera débattu devant la juridiction le 23 janvier prochain.

Selon la loi, la victoire de la liste de Bruno-Nestor Azérot n’est pas encore validée par le ministère de l’intérieur, même si Bruno-Nestor Azérot occupe légalement le siège de maire de Sainte-Marie. Il est donc toujours député, puisque le recours déposé est suspensif, c’est-à-dire qu’il suspend la décision du ministère de le démissionner de son siège.

En conséquence le mardi 16 janvier (jour de reprise pour les députés), Manuella Keclard-Modésir qui devrait remplacer Bruno Nestor Azérot, n’a pu occuper le siège N°596 dans l’hémicycle de l’assemblée Nationale puisque Bruno Nestor Azérot est toujours reconnu comme député. Elle devra attendre la décision du tribunal administratif qui statuera le 23 Janvier prochain.

Si le tribunal rejette la plainte et confirme l’élection de Bruno Nestor Azérot, elle ira siéger au palais Bourbon avant la fin du mois. Dans le cas contraire, si Bruno Nestor Azérot perd son siège de maire devant le tribunal administratif, il redevient député en attendant de nouvelles élections municipales à Sainte-Marie.

23 JANVIER 2018

RECOURS CONTRE LA LISTE AZEROT

Considérant que Mr Eugène Prissaint (porte-parole du collectif) dans son recours, n’a pas apporté la preuve que Mrs Boniface et Mogade travaillaient pour la ville au moment où ils se sont présentés sur la liste de Bruno Nestor Azérot et que Mrs Rotsen et Boudard pouvaient être candidat puisque ils sont sur la liste électorale de Sainte Marie, le rapporteur public a demandé au magistrat du tribunal de rejeter cette requête. Aucun grief, selon le rapporteur public ne permet donc de constater leur inéligibilité.

De plus le rapporteur public a estimé qu’Eugène Prissaint n’avait pas porté la preuve dans son recours qu’il est inscrit sur la liste électorale de Sainte-Marie, conséquence, il ne peut demander l’annulation de la liste.

Le représentant du collectif estime pour sa part que le regard de la justice sur cette affaire n’est pas le bon car le collectif a attaqué la composition de la liste et pas le résultat des élections.

Le porte-parole du collectif a réagit : « Ma réaction c’est que il y a une justice à deux vitesses. On a fourni tous les documents et même à l’audience j’ai fourni encore d’autres documents, alors tout ce qu’on a dit c’est de la vérité. on a contesté cette liste avant le vote, bien longtemps  avant le vote alors on ne peut pas me dire qu’on conteste un résultat alors c’est complètement idiot »Je suis déçu du rapporteur, ce que le rapporteur a dit, parce qu’il a pris que ce que Madame Séverine avocate a dit,

On attend le jugement et puis on verra, ça va descendre en appel.

Le tribunal administratif devrait rendre sa décision dans une dizaine de jours.

24 JANVIER 2018

Recours rejeté, élection confirmée.