Frondeurs MIM

Conférence de presse d’un groupe de réflexion des Patriotes MIM, Mercredi 27 février 2018.

Ce  groupe de « frondeurs » composé entre autres de : Sylvain Bolinois, Marianne Malsa, Mathurin Lavril,  a décidé de s’exprimer à l’extérieur du parti, ne pouvant le faire à l’intérieur.

C’est ce même groupe qui depuis juin 2017, avait dénoncé le soutien d’Alfred Marie-Jeanne à Fabrice Dunon lors des législatives en 2017, puis en novembre 2017 qui critiquait certaines prises de position et dérives autocratiques d’Alfred Marie-Jeanne. Mais ce qui a fait déborder le vase c’est une fois de plus le comportement d’Alfred Marie-Jeanne qui le 29 janvier dernier n’a pas accepté la présence de Jean-Philippe Nilor, lors d’une réunion du  Comité National, à Place d’Armes au Lamentin.

« le MIM doit revenir à ses fondamentaux, dans son fonctionnement » disent ces frondeurs.

QUELQUES EXTRAITS DE CETTE CONFÉRENCE

                 Sylvain BOLINOIS

«  Cette conférence n’est dirigée contre qui que ce soit, ni en faveur de qui que ce soit, le MIM n’appartient pas à son président, ce n’est pas sa propriété privée. Nous ne sommes pas en Serbie, chez Kadhafi, en Russie ou au VenezuelaNous n’acceptons pas la dictature, comment peut-on dire le 28 février, nous sommes le 28 février 2018, à des gens qui sont majeurs : tou sa ki alé en conférans ta la, yo dèrwo »

. « Toutes ses prises de positions farfelues ont malheureusement des effets négatifs pour notre parti et salissent son image de marque. Nous affirmons d’entrée que le Mouvement indépendantiste Martiniquais n’appartient pas à son président. Ce n’est pas sa propriété privée, c’est la propriété collective de tous les militants et sympathisants, nous dirons même du « peuple martiniquaîs » »

« C’est pourquoi  nous ne pouvons plus accepter la stratégie : « après moi  le déluge » Nous  demandons de faire la paix, c’est l’armistice que l’on demande. Donc s’il y a l’armistice  tous ceux qui sont autour de cette table, nous allons rentrer gentilement au MIM, nous redevenons des soldats du MIM comme nous l’avons toujours été.

                 Marcel TELCIDE

Mon problème c’est de savoir à quel moment Jean-Philippe a fait une erreur, une grosse erreur et à quel moment  il a adressé sa démission à l’association, ou bien encore à quel moment on lui a demandé de s’expliquer sur des quelconques malversations.

 

                          CHEVIOT

 » le 9 décembre 2016, le refus d’investir un candidat ou une candidate du Mouvement Indépendantiste Martiniquais aux élections législatives 2017 sur la circonscription centre atlantique où le MIM est pourtant sortant. »

« Il y a des prises de position personnelles qui exclut toutes  participations des composants du MIM, c’est ce qui nous amène aujourd’hui à dire stop parce que nous constatons qu’il y a une dérive, qu’il y a une gestion personnelle moi je dirai même qu’il y a une gestion qui laisse à croire que nous empiétons sur un bien privé et à mon avis ce bien il n’est pas privé ce bien il est collectif il nous appartient à nous tous militants mais il appartient aussi à tous les électeurs de Martinique et autre part et ne pas vouloir admettre, ne pas vouloir comprendre que ce n’est pas une propriété privée pour moi c’est faire preuve de caractère de je ne sais trop comment dire.

Le vote autant surprenant que choquant lors du 2ème tour des élections présidentielles  et cela toujours sans consultation des instances de notre organisation. Faut-il rappeler qu’Alfred Marie-Jeanne a toujours dit que les élections présidentielles françaises ne concernent que les français de France y compris lors de l’opposition CHIRAC / LEPEN en 2002

 Nous continuons à travailler, nous espérons être entendu par la direction du MIM et nous continuons à réfléchir, à travailler à penser que nous pouvons rattraper cette bévue et remettre le MIM sur les rails en respectant les statuts, en respectant la manière de fonctionner d’une organisation politique qui se veut celle du MIM. »

                          TELLIAM

« L’histoire s’est répétée pour le 2ème tour des sénatoriales  au point d’appeler à voter Yvon Paquite candidat PPM son ennemi politique de toujours. »

«Vous avez pu constater qu’au fil de nos propos nous n’avons jamais associé le MIM et la CTM. Nous évitons d’avoir à nos côtés des élus du MIM qui siègent à la CTM pour qu’il n’y ait aucun mélange des genres. Cela ne veut pas dire que nous n’échangeons pas avec eux»

« Relancer notre mouvement en définitif redresser le mouvement Indépendantiste Martiniquais pour faire sortir la Martinique de la crise qu’elle traverse. »

                          MALSA

« Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que le conseil national qui est là actuellement accepte de réunir un séminaire de militants pour qu’on puisse discuter des problèmes. »

 « Non. Je ne le connais pas. Je veux bien comprendre qu’on puisse avoir un groupe de réflexion. Mais, lorsqu’on réfléchit, on n’attaque pas forcément. Lorsque l’on réfléchit, on apporte des solutions. On doit rester dans une cohérence de groupe. Je refuse de travailler avec des personnes ou des groupes qui cherchent plus à nuire qu’à trouver des solutions. Portons la solution tous ensemble, nourrissons le MIM tous ensemble. Mais ne le pourrissons pas »

Syvain BOLINOIS invité de l'émission "Saw ka di" du 01 mars 2018.

 

Historiquement  nous avons été un parti révolutionnaire  par conséquent , et d’ailleurs vous pouvez vérifier que peu de choses sont écrites,  nous avions l’habitude du secret chez nous  et cette crise, vous le savez très bien, est née il y a presque deux ans donc pas loin de 18 mois, depuis le 9 décembre 2016.

Nous avons attendu,  nous avons écrit, nous avons envoyé des courriers, nous avons fait toutes sortes d’interventions pour que les problèmes puissent se régler en interne. On ne nous répond pas et au lieu de nous répondre on nous sali publiquement et bien nous avons tenu suffisamment longtemps  et puisque la chose a été dévoilée à l’extérieur du MIM, pas par nous, mais par le président, et bien nous étions obligés de porter réponse à cela.

En ce qui me concerne il me semble que pour la 1ère fois, une bonne partie de la population nous supporte et d’ailleurs dans le parti vous avez du remarquer que de nombreux militants supportent la démarche, parce que nous n’avons pas demandé la tête du président, nous n’avons pas demandé sa démission, nous n’avons pas demandé son exclusion, nous le reconnaissons comme président mais ce que nous disons, il faut que les choses reviennent comme par le passé  tout simplement.

Je crois savoir qu’à la conférence de presse, nous avons remis aux divers journalistes présents un document, dans ce document il y avait des statuts des statuts qui sont niés par le secrétaire à l’organisation, alors  qu’il a lui-même signé. En tout cas ces statuts apparemment existent puisque nous les avons récupérés à la préfecture de Martinique. Donc le seul document que l’Etat Français a en sa possession concernant le MIM c’est ce document- là.  Donc nous le reconnaissons et j’allais dire que dans ce document il n’y a aucun article, vous pouvez le vérifier, permettant de dire que si quelqu’un qui va à une conférence, il peut être exclu. Ca n’est pas possible, ça n’existe pas sauf si on considère que nous sommes dans un pays de non droit, dans une république bananière ou dans une dictature.

Ce que je veux dire c’est que publiquement, tout le monde est au courant, je l’espère, la population, l’opinion publique, fera la pression qu’il faut et que le président le veuille ou pas, tôt ou tard, il devra se conformer à ce que pense la population.

Il va changer, il est condamné à changer, aucun parti politique n’existe sans les militants. Les militants c’est nous,  à  titre d’exemple il me semble qu’il a aussi expulsé Nilor,  Nilor est député, il l’a expulsé aussi dans une réunion officielle du Comité National, au motif que le siège lui appartient, et bien je constate  que les médias ont dit qu’il a fait une réunion vendredi dernier au Gros-Morne où il n’y avait pas cent personnes, en tout cas il me semble que RFO a dit que dans la réunion de Nilor, samedi, il y avait au moins 500 personnes donc ça veut dire que qu’il le veuille ou pas, aujourd’hui la population  conteste déjà les méthodes .

Nous demandons une assemblée générale puisque les statuts prévoient que tous les trois ans il doit avoir un renouvellement. Les statuts ont été déposés en 2011, mais depuis 2010 nous n’avons pas d’assemblée générale. Nous avons déjà changé de trésorier ce trésorier qui signe des chèques  aujourd’hui  alors que son nom ne figure pas sur ces statuts ça veut dire qu’il y a un certain nombre de dysfonctionnements

Cela fait un moment que nous demandons à l’intérieur, la tenue de ces AG on voulait que tous les problèmes puissent se régler à l’intérieur, nous sommes des militants de longue date on ne voulait pas que cela transpire à l’extérieur, mais lorsqu’on voit que depuis les élections législatives et notamment depuis que Jean-Philippe Nilor  a été réélu brillement on a constaté que la situation a changé. Les militants qui semblent avoir un petit penchant pour Jean-Philippe Nilor et bien ils sont vilipendés.

Au moment où la Martinique a besoin d’un redressement, au moment où les martiniquais ont voté pour Alfred Marie-Jeanne pour redresser le pays , au moment où Alfred Marie-Jeanne même dans la conférence de presse qu’il a fait hier, dit que la situation est difficile, que les rentrées d’argent sont faibles, que les transferts ont diminué de l’Etat vers la Collectivité, au lieu de s’attacher à ça pour essayer de redresser le pays , au moment où la jeunesse compte sur lui, c’est à ce moment qu’il trouve pour passer son temps à faire de l’invective et à taper sur Jean-Philippe Nilor. On dit trop c’est trop et que nous ne pouvons accepter cela plus longtemps.

Alfred Marie-Jeanne c’est un homme, Alfred Marie-Jeanne ce n’est pas un robot , Alfred Marie-Jeanne ce n’est pas une machine, on m’a toujours appris que la biologie c’est une chose qui peut changer par conséquent je pense que lorsqu’il verra que personne ne le supporte dans ce qu’il fait, à part un petit groupe de thuriféraires  qui est autour de lui,  il sera obligé de changer.

Pour l’instant cela ne nous intéresse pas de créer un autre parti. Dans ce pays il y a déjà assez de parti, il y en a même trop, nous ne sommes pas  pour le fractionnisme même s’ils nous traitent  de fractionnistes. On dit que le MIM c’est nous , le MIM c’est l’ensemble des militants, le MIM c’est l’ensemble des sympathisants parce que il faut savoir que lorsque nous sommes entrés au MIM dans les années 85, et bien le MIM faisait à peine 3000 voix sur l’ensemble de la Martinique, il faut le savoir, si  le MIM est arrivé à cette dimension c’est parce que nous avons tous travaillés nous avons passé des nuits blanches nous avons pris des coups de « boutou », nous avons pris des coups de pierres. Lorsqu’il  fallait aller à Fort-de France c’est quand même Sylvain Bolinois qui était directeur de campagne d’Alfred Marie-Jeanne, lorsque nous sommes allés à Volga c’était des coups de feu qu’on recevait et c’est tout ce travail qui a permis au MIM d’atteindre cette dimension.

Henri TELLIAM invité de l'émission "Politique Hebdo" du 04 mars 2018.

Un grand salut aux militants du mouvement indépendantiste martiniquais, militants et sympathisants, qui suis-je ? je suis un militant je suis au comité patriote de Rivière- Salée, je suis surtout un militant de base et ça me semble très important, militant de base ç’est a dire que je vis dans la commune je vis dans mon quartier et je suis un petit peu le porte-parole.

Nous l’avons dit en conférence de presse, nous sommes des élus,  des anciens élus, des présidents de comités patriotes, des militants des comités patriotes, et on a pour habitude de dire  que le comité patriote c’est l’alvéole du MIM et c’est quand les comités patriotes ont été très puissants que le MIM est devenu très puissant donc  nous sommes des représentants de ces comités patriotes , élus et ancien élus du Mouvement Indépendantiste Martiniquais.

Bien entendu ce serait très prétentieux de dire que nous avons derrière nous l’ensemble des comités patriotes par contre nous avons un bon nombre de comités patriotes qui nous rejoignent, en fait c’est par protection que nous avons limité ce groupe de réflexion à 15. Protection parce qu’en fait il y a des pressions qui peuvent s’exercer il faut aussi ménager, je prends le cas des élus de la CTM par exemple il faut absolument les ménager pour qu’il n’y ait  pas de mélange des genres on l’a dit : ils font leur boulot à la CTM et nous faisons le boulot au MIM.

Aujourd’hui, on l’a dit aussi en conférence de presse que depuis le 9 décembre il y a eu des dérapages il y a une forme de , on l’a dit ,comportement dictatorial de la part de notre président Alfred Marie-Jeanne  et il n’a pas suivi , si vous voulez,  les réflexions au sein du Conseil National

Depuis, on l’a dit, le 9 décembre 2016 nous n’avons cessé de vouloir travailler à l’intérieur, de l’intérieur : lettres, déclarations au Conseil National, lettres suivies au secrétaire .  

Sur la circonscription du député sortant Alfred  Marie-Jeanne  il y a eu d’autres propositions que MR DUNOM ; Aurélie NELLA, CAPGRAS, BARTHELERY,  et Aurélie NELLA est sortie du lot et majoritairement les comités patriotes étaient partants et ce 9 décembre unilatéralement notre président Alfred Marie-Jeanne a décidé de façon dictatoriale, on va dire comme ça et c’était déjà prévu avant puisque dès le lendemain le 10, nous découvrons dans le journal France Antilles une déclaration : ne soyons pas vorace et le MIM soutiendra Mr DUNOM .

Aux sénatoriales cela a été décidé de façon , sans les comités patriotes, sans le conseil National sans discutions sans échanges Il faut préciser que nous ne sommes pas du tout contre  si on avait discuté parce que les deux propositions  imposées par Alfred-Marie-Jeanne , le camarade du Vauclin dont j’oublie le nom et le camarade bref il y avait deux qui sont des sympathisants du MiM  mais ça se discute, on n’avait pas l’habitude de ne pas discuter. Alors quand vous dites pourquoi nous avons supporté  trente ans, disons qu’autant d’erreurs n’avaient été commises depuis trente ans.

Alors quand on parle de complot à longueur de journée, il n’y a pas que Jean-Philippe Nilor, il y a nous aussi, nous sommes de comploteurs. Alors on nous demande de régler les problèmes  à l’intérieur du Mim et le président règle les problèmes sur la voie publique ouvertement donc  on a demandé que ça cesse et que l’on redémarre.

Moi je pense qu’en politique il faut du caractère, le président Alfred Marie-Jeanne a du caractère par contre ce que nous n’acceptons pas c’est le caractériel . Avec l’intelligence qu’a cet homme, il est capable, je le dis comme je le sens, de se regarder dans la glace et de faire si vous voulez une auto-correction, de mettre son caractère dans son esprit, dans ses mains et se dire tient j’ai fait erreurs, il est capable de faire ça. Je crois en l’être humain, c’est pas dieu le père Alfred Marie-Jeanne . Je crois qu’il est capable avec l’intelligence qu’il a de se remettre la tête entre les deux mains et de se dire voilà le MIM appartient aux Mimistes , le MIM m’appartient aussi je dois faire que le MIM continue à vivre, je le crois fondamentalement.

Il faut absolument qu’il y ai d’abord un séminaire de réflexion, nous le demandons et ensuite une assemblée générale pour régler ce problème.

Le président Marie-Jeanne, il est président de l’exécutif de la CTM et il est président du MIM et nous séparons totalement les deux choses, on n’a jamais parlé de CTM donc je ne vois pas le rapport , on parle du MIM, c’est le MIM qui nous intéresse donc je ne pense pas qu’on le fragilise.