Une affaire de détournement de fonds présumé,

"Lucette Michaux-Chevry condamnée"

L’AFFAIRE

A l’origine de cette affaire, une  lettre anonyme dénonçant certains agissements de l’ancienne Ministre de Jacques Chirac, Lucette Michaux-Chevry qui aurait bénéficié de la rénovation de son appartement de la rue Villebois-Mareuil dans le 17e arrondissement de Paris.

Des travaux réglés par les sociétés de MM. Cau et Doukhan à hauteur de 19 000 euros. Ces deux sociétés (A2S et G2R) ont en effet bénéficié, entre 2011 et 2013, de plusieurs marchés publics avec la mairie de Basse-Terre et la CASBT. Plus de 2,5 millions d’euros de la commune et 220 000 euros de la CASBT pour A2S et 4,5 millions de la commune et 2,7 millions de la CASBT pour G2R.

Ces travaux de rénovation auraient été réalisé par le système de surfacturation de certains marchés

Lucette Michaux-Chevry en garde à vue

L’ex-ministre de Jacques Chirac, Lucette MichauxChevry, sa fille Marie-Luce Penchard, ex-ministre

des Outre-mer sous Nicolas Sarkozy, et son petit-fils, Alexandre Penchard, ont été placés en garde à vue mardi 15 Janvier 2019,  à Pointe-à-Pitre dans le cadre d’une affaire de détournement de fonds présumé, selon la police judiciaire.

 Ils ont été entendus sur commission rogatoire d’un juge d’instruction dans le cadre d’une enquête du parquet national financier confirmant une information parue dans des médias locaux. Les trois personnes ont été remises en liberté à l’issue de leur garde à vue.

Les soupçons porteraient sur des travaux d’ordre privé concernant les domiciles personnels de la famille mais aussi dans des locaux politiques

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Lucette Michaux-Chevry bientôt devant un juge.

 Serge Tournaire, vice-président chargé de l’instruction au pôle financier du tribunal de grande instance de Paris, connu pour avoir instruit les affaires Sarkozy, Pénélope Fillon, l’évasion fiscale de la holding Wendel, les délits d’initiés d’EADS, l’arbitrage Tapie-Adidas ou encore l’affaire des achats de voix par Serge Dassault à Corbeil Essonnes, sera en Guadeloupe au début du mois de juillet. Il vient entendre Lucette Michaux-Chevry mise en examen dans l’affaire dite G2R, les 2 et 4 juillet.

Dans cette affaire, Lucette Michaux-Chevry est mise en examen aux côtés des entrepreneurs Michal Cau et Guy Doukhan.  

 Lucette Michaux-Chevy entendue aujourd’hui 2 juillet par les juges du parquet national financier.

Arrivée en toute discrétion au tribunal de Pointe-à-Pitre vers 8h15, ce matin, Lucette Michaux-Chevry a été auditionnée pendant plus de 5 heures par les juges du pôle financier du parquet national Présents en Guadeloupe depuis ce début de semaine, les juges Serge Tournaire et Bénédicte de Perthius ont entendu l’ex-présidente de la CASBT dans le cadre d’une mise en examen pour corruption, abus de biens sociaux, détournement de fons publics, faux et usages de faux aux côtés des dirigeants des sociétés A2S et G2S, Michel Cau et Guy Doucan. À sa sortie du palais de justice, Me Plumasseau, l’avocat de l’ancienne maire de Basse-Terre, a expliqué ne vouloir faire aucun commentaire. 

A noter que les deux entrepreneurs concernés dans cette affaire ont été auditionnés hier durant près de 5 heures.


Nouvelle convocation ce jeudi 4 Juillet .

Au menu : une confrontation avec les autres mis en examen du dossier. Un rendez-vous qui ne devrait pas être une partie de plaisir.À voir si Lucette Michaux-Chevry affichera la même force et la même sérénité.

 

 Lors de la confrontation qui a réuni Lucette Michaux-Chevry et les deux entrepreneurs suspectés de s’être montrés bien trop généreux à l’adresse de l’élue, en contrepartie de l’attribution de marchés publics , celui qui manquait, aux yeux de la dame de fer, c’était bien  Fred Madinécouty. En effet, c’est sur son ancien bras droit que l’ex-maire de Basse-Terre et ancienne présidente de la communauté d’agglomération du Grand Sud Caraïbes s’est largement défaussée, durant plus de 5 h 30 d’échanges avec les magistrats du pôle national financier, dans l’espoir de repousser la totalité des éléments à charge pesant à son encontre. En tout état de cause, Lucette Michaux Chevry est sortie, peu après 14 heures, rayonnante du bureau mis à la disposition des juges. Me Plumasseau, le conseil de Lucette Michaux-Chevry a déclaré : « Nous sommes relativement sereins. » 

Lucette Michaux-Chevry condamnée à deux ans de prison avec sursis et 100 000 euros d’amende.

Comme convenu, le tribunal correctionnel de Basse-Terre a rendu sa décision, ce mardi, en tout début d’après-midi, suite au procès qui avait conduit Lucette Michaux-Chevry à s’expliquer devant les magistrats.

Celle qui est toujours maire-adjoint aux finances de la Ville de Basse-Terre — ex présidente de la communauté d’agglomération Grand Sud Caraïbes.

a été condamnée à deux ans de prison avec sursis simple, 100 000 euros d’amende, l’interdiction à titre définitif d’exercer toutes fonctions publiques, 5 ans d’inégilibilité et de privation de ses droits civiques, civils et familiaux, mais aussi « la publication du jugement » dans les trois quotidiens régionaux, France Antilles Guadeloupe, Martinique et Guyane.

Une décision en tous points conformes aux réquisitions du procureur de Basse-Terre, Jean-Luc Lennon, excepté pour le montant de l’amende qui avait été fixée à 45 000 euros. De toute évidence, les magistrats ont souhaité frapper Lucette Michaux-Chevry au porte-monnaie.

A l’issue de l’audience, Mes Plumasseau  et Démocrite, avocats de Lucette Michaux-Chevry, ont annoncé qu’ils verraient avec leur cliente la nécessité de faire appel de cette décision.

Lucette MICHAUX-CHEVRY

A propos des frais de justice de Michaux-Chevry

Dans un courrier en date du 4 avril 2019, l’intéressée Lucette Michaux-Chevry aurait en effet sollicité la protection fonctionnelle, conformément à l’article 2123-34 du code général des collectivités territoriales au terme duquel, je cite « la commune est tenue d’accorder sa protection au maire, à l’élu municipal le suppléant ou ayant reçu une délégation ou à l’un de ces élus ayant cessé ses fonction lorsque celui-ci, fait l’objet de poursuites pénales à l’occasion de faits qui n’ont pas le caractère de faute détachable de l’exercice de ses fonctions ».

Par délibération votée en avril dernier, alors même que Lucette Michaux-Chevry n’était plus présidente de cette structure, la CASBT a décidé, à l’unanimité de ses membres présents à ce conseil communautaire, de prendre en charge ses frais d’avocats. Comment ? Tout simplement en accordant à la dame de fer une « protection fonctionnelle ».

Sur les 43 effectifs, 23 élus étaient présents :  Joël Beaugendre, Philippe Chaulet, Aramis Arbau, Jean-Luc Bogat, Thierry Abelli, Louly Bonbon, Marie-Lucile Breslau, Rolland Plantier, Claude Jersier, Patricia Baillet, Annette Barbot, Nestor Baron, Hubert Belfort, Nita Cerol, Georges Clairy, Evelyne Chilin, Jean-Michel Gustave-dit-Duflo, Sylvia Jabot, Nadya Kali-Elie, Jean-Claude Malo, Yolande Modeste, Marie-Yveline Ponchateau et Fred Seguis 

Ces 23 présents, auraient décidé d’accorder la prise en charge totale, les frais de procédure et les honoraires des avocats en charge du dossier, afin d’assurer sa défense. 

Résultat du vote : 30 pour ( 23 présent et 7 procurations),