Monplaisir

Yan Monplaisir retrouve sa liberté de parole et de vote.

L’annonce a été faite le jeudi 5 septembre lors de la réunion habituelle de préparation de la prochaine plénière. En effet Yan Monplaisir au cours d’une de ses prises de parole, a lu un texte de quatre pages où il passait en revue entre autre : l’absence de décisions fortes de la CTM envers les chefs d’entreprises, l’absence de concertation au sein du groupe, ou encore le jeu personnel du président Alfred Marie-Jeanne.

Plutôt surpris, le président Marie-Jeanne, dans un calme plutôt inhabituel a pris acte de la décision de Yan Monplaisir.

Quoi qu’on dise cette situation fragilise un peu plus cette nouvelle institution qui après plus d’un an n’a toujours pas trouvé son rythme de croisière.

Quel dommage pour cette date mémorable de décembre 2015 qui pour une fois avait permis de voir la droite et le MIM ensemble pour faire avancer le pays.

Que va-t-il se passer maintenant ?

La prochaine plénière du 13 octobre sera très attendue car pour une fois on risque de voir pointer certaines divergences dans la majorité.

Contre toute attente, la plénière du 12 octobre n’a pas permis à ceux qui l’attendaient de mettre en évidence une quelconque perturbation de la part de Yan Monplaisir et encore moins du président Alfred Marie Jeanne.

Lundi 16 octobre

Invité de l’émission «  politique hebdo »sur Martinique 1er le lundi 16 octobre Yan Monplaisir declarait : 

« Nous avons des divergences sur un certain nombre de sujets ce qui est normal dans un débat démocratique donc j’ai tenu à faire savoir que nous entendions qu’il y ait une autre politique qui soit menée en tout cas d’une autre manière avec un engagement, notamment au niveau du budget qui soit plus dynamique pour répondre aux besoins aux exigences notamment en matière d’activité économique. Nous souhaitons être plus associés au processus d’élaboration budgétaire.

Pour être clair ce que nous souhaitons c’est que nous soyons entendu et c’est ce que j’ai souhaité faire en tirant cette alerte c’était d’ailleurs une discussion entre nous, il y a eu une fuite , ça a fuité Moi je veux être efficace, pour être efficace il faut quelque fois qu’il y ait beaucoup de discrétion..

Il y a aujourd’hui le constat que nous faisons d’une situation sur laquelle nous tenons à alerter l’exécutif et son président et nous demandons qu’il y ait des inflexions, s’il y a les inflexions je pense d’abord que ce sera mieux pour tout le monde et je pense qu’on aura plus de résultats, s’il n’y a pas ces inflexions, nous choisirons,je ferai en sorte de choisir les moyens démocratiques d’influencer ces décisions.

Il y a un problème de fond ,  on a mis ce problème là sur la place publique, ce que personnellement je ne souhaitais pas mais il y a un vrai problème, je l’ai posé , je pense avoir été entendu, j’attends les résultats de cette écoute et puis après c’est la vie on avisera mais je pense que ça va bouger. »