Réunion du MIM

26 JANVIER 2018

Une réunion qui n’a fait qu’augmenter la division au MIM

Vendredi soir 26 janvier, le MIM avait choisi la commune du François pour tenir sa réunion politique.

De nombreux militants avait fait le déplacement pour s’informer notamment sur le litige évident qui existe entre le président Marie-Jeanne et le député Nilor . Quoi de plus légitime ? Pourtant la direction avait volontairement choisi d’innover en proposant une soirée à thèmes et qu’il fallait rester dans le cadre imposé. Ce n’était plus le système de «  la parole au peuple » auquel les militants étaient habitués et dans l’assistance on entendait déjà des remous.

Bref trois thèmes proposés : l’organisation et le fonctionnement de la CTM présenté par Daniel Marie-Sainte pendant plus de trente minutes. Le transport présenté par Lucien Adnet qui a largement dépassé les huit minutes qui lui étaient accordées  et enfin le Président Marie-Jeanne d’ailleurs aussi Président de Martinique Transport qui devait parler du TCSP et conclure.

Et même si en réunion préparatoire il était prévu deux autres thèmes concernant l’IMFPA (Institut Martiniquais de Formation Professionnelle des Adultes) que devait présenter sa présidente Mme Carius, et l’IMS (Institut Martiniquais du Sport) sur lequel Jean-Philippe Nilor devait intervenir, les organisateurs se sont limités à ces trois thèmes cités en amont.

Compte tenu du choix des thèmes retenus, il est manifeste que les organisateurs ne prévoyaient pas du tout de parler du conflit Marie-Jeanne / Nilor .

Après le développement du premier thème la parole est donnée aux militants et s’il y en a qui sont restés dans le cadre fixé, d’autres ont manifesté leur soif d’information concernant ce conflit à l’image de cet intervenant qui disait :  » Mwen pa, ni Marie-Jeanniste, ni Niloriste, Mwen MIM et yo pou di mwen ki sa ka passé au MIM » Ce qui prouve que  même si la présentatrice, Mme Carius s’évertuait à les recadrer, elle n’y arrivait pas toujours.

Bien sûr les questions cadrées ont eu des réponses, mais les autres sont restées sans réponses. Daniel Marie Sainte précisait qu’elles étaient hors-sujet et qu’il ne fallait pas compter sur lui pour débattre en public des problèmes du MIM. Ce qui augmentait un peu plus l’agacement de certains.

Il en fut de même pour le deuxième thème.

La parole est ensuite donnée au président de Martinique transport qui dès le début de son intervention donnait le ton par ces propos : « Mwen pa faché, mwen badé kon an lawk, et précisait qu’il n’est pas un dictateur mais que personne ne prendra la parole après lui. Jean-Philippe Nilor qui jusque là attendait tranquillement son tour pour intervenir comme prévu sur l’IMS avait tout de suite compris qu’il en était autrement et que tout espoir d’avoir le micro  était vain.

Le président de poursuivre : « tout moun ki divòsé épi nou, fouté likan, pran responsabilité zot, il n’y a plus de réconciliation possible. Si ou pati, mwen ké trouvé sa pli valéré. Évoquant ensuite les différents coups de poignard qu’il avait reçu dans le dos , défendant toujours la théorie du complot et précisant que certains n’avaient pas leur place au comité national et encore moins sur la future liste mais tout cela en prenant bien soin de ne nommer personne.

Après être largement sorti du cadre prévu sans que personne ne le lui rappelle il termine son discours et passe le Micro à Mme Carius qui remercie l’assistance de leur présence et l’invite à partager une soupe prévue pour la circonstance.

Alfred Marie-Jeanne ne traina pas et fila tout de suite avec son chauffeur.

Jean-Philippe Nilor, frustré de n’avoir pas pu s’exprimer s’en prend alors à madame Carius par des propos assez virulents et obtient des réponses à la hauteur de ces interrogations. Il sort de la salle et pendant plus de trente minutes il répond aux questions des militants qui n’avaient pas pu s’exprimer lors de la réunion.

29 JANVIER 2018

Une réunion du Comité National expédiée par le chef.

Comme tous les lundis le Comité Nationale du MIM se réunissait à son  siège au Lamentin.

Ils étaient environ une dizaine dont le député Jean-Philippe Nilor. On se souvient que lors de la réunion politique de vendredi dernier au François, Alfred Marie-Jeanne affirmait, sans le nommer que Jean-Philippe Nilor n’avait plus sa place au sein du Comité National, mais ce dernier qui ne se sentant pas concerné parce que non cité, était présent et c’est cette présence qui fit sortir le leader du MIM de ses gonds Il dit alors au député qu’il ne faisait plus partie du comité national  et le lui répéta lorsque ce dernier lui demanda de le lui dire en le regardant dans les yeux  et lui demanda de sortir. Devant le refus de Nilor, le chef menace alors de quitter la salle et met tout le monde dehors expliquant qu’il est chez lui. A préciser que le dernier à sortir était Jean-Philippe Nilor.

Un nouvel épisode malheureux pour cette organisation qui se trouve plus que jamais  fragilisée, avec des militants qui ne savent plus où mettre la tête parce que mal ou pas du tout informés d’autant que les plus informés disent qu’il ne s’agit ni plus ni moins d’une querelle d’hommes.

01 FEVRIER 2018

Réaction du Député NILOR sur ATV.

Quel est votre état d’esprit ?

Personnellement je ne suis pas du tout ébranlé, je vis les choses très sereinement parce que j’ai décidé de donner la priorité au travail concret c’est ce que les martiniquais attendent de nous donc je travaille sereinement au service du peuple martiniquais, j’ai été choisi, j’ai été élu pour ça et je tiens à assumer cette mission-là. Je suis simplement triste pour l’image qui est donnée au peuple martiniquais d’une manière générale.

Je pense que lors qu’il y a des problèmes en interne à régler au sein d’un parti politique, ça doit se régler en interne. C’est pourquoi je refuse, je me refuse à exacerber toute cette ambiance-là qui n’est pas saine pour la Martinique.

Qu’est-ce qu’il vous reproche ?

Mais c’est à lui qu’il faudrait demander ça parce qu’il n’est jamais très précis sur les reproches qu’il fait, mais c’est à lui qu’il faudrait demander ça. En tout cas j’ai ma conscience pour moi. J’ai pu avoir commis des erreurs, qui ne commet  pas d’erreur ? Je crois que la perfection n’est pas de ce monde-là, mais je considère que ces procès d’intention qui me sont faits en permanence depuis plusieurs mois sont profondément injustes, j’ai ma conscience pour moi, j’ai aussi le soutien de beaucoup de martiniquais.

Attitude au sein du MIM ?

Il y a des règles pour les associations, il y a des règles qui régissent les partis politiques, on ne peut pas décider tout seul comme ça, d’une exclusion. Il y a des formes. Le parlementaire que je suis est particulièrement  attaché à ces aspects-là, ces aspects de formes, de règles, on n’est pas dans une république bananière en Martinique.

7 février 2018