Port du Vauclin

Le 29 décembre 2018, les marins-pêcheurs ont  décidé d’inviter l’Assaupamar afin que les membres de l’association écologiste puissent constater sur place les difficultés auxquels ils sont confrontés


 

J’ai été absolument catastrophé lorsque on m’a expliqué jusqu’où arrivaient les bateaux, où ils accostaient  pour déposer  leurs poissons et l’état de la situation. Naturellement nous sommes très interpellés par le traitement des boues polluées. Mais ce n’est pas d’aujourd’hui que le problème se pose et à chaque fois que le problème s’est posé on a pu trouver des solutions ailleurs.

Ce lundi matin 7 janvier 2019, les marins-pêcheurs du Vauclin excédés de ne pas pouvoir utiliser le port,  ont donc décidé, avec le soutien de l’ASSAUPAMAR,  de bloquer le siège de la DEAL. 

Suite à ce blocage, une réunion entre les pêcheurs, la CTM et la DEAL  a été organisée.

Il semble qu’une autorisation d’urgence est en cours de signature, une réunion est d’ores et déjà prévue ce jeudi 10 janvier au port du Vauclin pour les modalités de démarrage du chantier.

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DES AUTORISATIONS DE L'ETAT QUI BLOQUENT TOUT.

Depuis  trois ans les marins-pêcheurs du Vauclin ont alerté les autorités sur l’ensablement progressif du port. L’arrivée des sargasses n’a fait qu’aggraver leur situation .A ce jour la CTM qui est l’autorité concernée par les travaux de dragage, est en attente d’une autorisation de la préfecture via la DEAL.

Un budget de plus d’un million d’euros a déjà été voté par la CTM, le terrain pour entreposer les matériaux émanant du dragage est déjà trouvé, suite à un appel d’offre, l’entreprise qui réalisera les travaux est déjà désignée il ne manque que cette fameuse autorisation de l’Etat (loi sur l’eau oblige).

Les réunions du 15 Novembre et du 12 Décembre n’ont pas permis de faire avancer le dossier. Entre temps le manque à gagner des marins-pêcheurs ne cesse de s’accroitre tout comme leur mécontentement qu’ils feront savoir lors d’une réunion prévue sur le site le lundi 17 décembre.

Cette réunion sur site, n’était pas une visite d’agrément du port, mais une première phase d’une opération que les marins-pêcheurs veulent lancer pour se faire entendre.

29 décembre, les jours passent et la situation des professionnels de la pêche du Vauclin reste la même avec en plus une aggravation de leur situation économique. L’Etat par le biais de la DEAL dit même, n’avoir pas reçu de dossier de la CTM concernant l’opération de dragage du port. La CTM n’hésite pas à brandir les différents courriers adressés à la DEAL. Personne ne comprend les raisons de ce blocage, et les pêcheurs encore moins, mais ils ne restent pas inactifs et invitent l’Assaupamar afin que les membres de l’association écologiste puissent constater sur place les difficultés auxquels ils sont confrontés.

La gueguerre  continue entre La CTM et la DEAL qui en dernier ressort demande à la CTM de prouver qu’elle dispose de l’autorisation des propriétaires des parcelles où seront provisoirement entreposés les sables sortis de la mer le temps sa décantation, aussi de porter la preuve que la CTM détient un « permis de défrichement » de ces mêmes parcelles.

Or : les propriétaires en question sont :

– la Commune du Vauclin dont le Maire ne cesse de nous réclamer le désensablement du Port

– L’Etat lui-même auprès duquel nous sollicitons l’autorisation de draguer le Port .

En plus concernant le permis de défrichement c’est aussi l’Etat qui donne cette autorisation.

Un compromis qui permettra le début des travaux.

Le désensablement du port de pêche est très complexes  et l’instruction d’un tel dossier est très longue, plusieurs mois C’est pourquoi lors de la réunion organisée après le coup de force des marins-pêcheurs au siège de la DEAL, il a été retenu qu’une procédure d’urgence permettrait d’enlever une partie des sédiments tapis au fond du port.

Dans l’objectif de déterminer les zones prioritaires à désensabler toutes les parties concernées s’étaient données rendez-vous ce jeudi 10 janvier, au port de pêche du Vauclin mais dès l’annonce  faite par le technicien de la CTM concernant la quantité de sédiments à extraire au fond de la baie, les marins présents ont manifesté leurs désaccords.

Finalement la discussion a permis de trouver un compromis. Certains secteurs du port de pêche seront priorisés afin de permettre aux professionnels d’accoster et de faire du carburant.

Les travaux de désensablement ont  commencé depuis la plage à l’aide d’une pelle munie d’un bras de 13 m. Le sable retiré de la mer est transportée par un camion à benne étanche à la Pointe Faula et entreposé dans un bassin de stockage étanche provisoire.

Gérard Barru (président de l’association des marins-pêcheurs vauclinois)

Depuis le 6 septembre ce dossier il est clos d’après ce que nous dit la CTM au niveau du financement qui a été voté à peu près 1 million sept cent mille Euros, des entreprises martiniquaise ont déjà obtenu, après appel d’offre en fait l’octroi de ce dragage, le site pour entreposer justement le sable  du port a été trouvé aussi  et aujourd’hui en fait ils ne peuvent pas commencer les travaux à cause des autorisations en fait de l’Etat et nous au niveau des pêcheurs nous ne comprenons pas pourquoi nous sommes toujours en souffrance et pourquoi ces signatures ne sont pas arrivées à la CTM. Voilà notre situation aujourd’hui. Au niveau du Vauclin nous sommes à peu près une bonne cinquantaine de marins pêcheurs au port de pêche concerné. Au niveau économique nous avons constaté donc depuis l’arrivée des sargasses  et l’envasement du port une très grande baisse de la fréquentation du port donc effectivement économiquement ça nous coûte, au niveau de la vente elle-même, il faut que nous trouvions d’autres solutions pour pouvoir justement écouler nos produits et c’est un problème parce que le pêcheur aujourd’hui, il est obligé de sortir du port pour pouvoir faire des livraisons ect..Voilà donc ça nous coûte énormément. Nous pointons l’Etat, d’après les informations que nous avons eu de la CTM, nous pointons l’Etat, puisque la CTM nous a prouvé avec des documents, la situation actuelle. Le blocage se fait au niveau des autorisations pour le dragage du port.

Les travaux de dragage du port vont se poursuivre avec l'arrivée de la drague.

JUIN 2019

L’ENTREPRISE  DEMANDE 0A LA CTM DE REVOIR SON CONTRAT A LA HAUSSE.

Compte tenu des difficultés rencontrées lors de l’exécution des travaux, l’entreprise en charge du dragage constate la non rentabilité  du marché et demande à la CTM de revoir son contrat à la hausse. En effet le cahier des charges estimait la présence de vase dans la baie à hauteur de 48% et le sable à 52% alors qu’en réalité le pourcentage de vase est largement supérieur ce qui accentue les difficultés mais diminue la rentabilité. Autre  difficulté à laquelle l’entrepreneur doit faire face, des détritus (sachets, bouteilles, etc.) tapissent le fond de la baie.

L’entreprise en charge des travaux souhaite donc  que son contrat soit revalorisé, car le coût du marché serait beaucoup trop faible, eu égard aux conditions d’exécution du chantier. La CTM a une autre lecture du dossier. « Une telle acceptation pourrait être interprétée comme un délit de favoritisme par les entreprises qui ont vu leurs offres rejetées », explique Daniel Marie-Sainte, le conseiller exécutif de la CTM en charge de ce dossier. « Soit l’entreprise exécute le marché tel qu’elle s’est engagée à le faire, soit elle abandonne le chantier ainsi qu’elle l’a annoncé. En cas de refus persistant, son marché sera alors résilié et un nouvel appel d’offres sera lancé pour choisir une nouvelle entreprise. »

« Chaque jour, le dragage n’excède pas 30 minutes et le délai d’attente pour poursuivre chaque opération est de 3 heures », indique Arthur Trébeau.

Bassin de décantation

AVIS NEGATIF DU COMMISSAIRE ENQUETEUR

Dans le cadre des travaux de dragage du port, les études préalables ont montré la présence de matériaux lourds  et autres au fond de la baie. En conséquence La CTM a prévu non seulement le dragage des  sédiments  mais surtout leur transport par canalisation jusqu’à un site de prétraitement  situé au quartier Château Paille. Concernant justement ce site de prétraitement le commissaire enquêteur estime que le projet est incompatible avec  les règles d’occupation des sols opposables actuellement et donne un avis négatif. Reste à savoir si cet avis peut freiner la procédure. C’est le préfet qui décidera des suites à donner à ce dossier .

24 SEPTEMBRE 2019

VISITE DU PRESIDENT MARIE-JEANNE

En dépit du fait que les services de l’état tardent à renouveler l’autorisation de draguer le port de pêche du Vauclin, la CTM poursuit le travail.