POLITIQUE - 17/09/2019

DISSOLUTION DU MIM

Tribunal de grande instance de Fort de France

Si le MIM (Mouvement Indépendantiste Martiniquais), parti politique, existe depuis le 1er juillet 1970, il a été obligé en 2004 de créer une association de gestion afin de recevoir et de gérer les fonds publics alloués aux partis politiques ayant des élus. C’est le fonctionnement de cette association  qui est depuis an contesté par les « fractionnistes » (pas d’assemblée générale entre autres).

L’administrateur judiciaire en charge de tenter de régler ce dysfonctionnement  n’a pas réussi à organiser cette fameuse assemblée générale demandée  par les « fractionnistes » . Le collège électoral pouvant prendre part au vote de cette assemblée  a été à l’origine de toutes les  mésententes entre les deux partis. Après plusieurs tentatives de réunions vaines l’administrateur   judiciaire propose la dissolution judiciaire de l’association MIM.

Une audience en ce sens s’est tenue le mardi 17 septembre 2019 au tribunal de Fort-de-France. La justice se prononcera le 12 Novembre Prochain.

Une fois la dissolution prononcée, le 12 novembre prochain, il faudra répartir les actifs de l’association. Ce qui est légalement prévu. « Les Fractionnistes » demandent que les biens de l’association soient répartis entre des associations reconnues d’utilité publique (l’UFM, l’association de défense des handicapés, l’UPEM, Martinique Alzheimer).

VOIR LES ETAPES PRECEDENTES DE CETTE AFFAIRE .


Personne ne pouvait envisager une issue comme celle-là, néanmoins comme je l’ai indiqué nous essayons d’être froids, objectifs, raisonnables, et c’est la seule solution qui permet de sortir par le haut d’une situation de paralysie totale.
Alban-Kévin Auteville
Avocat des "fractionnistes"
La dissolution donc d’aujourd’hui ne touche pas et n’affecte pas le parti politique lui-même. La dissolution va porter sur l’association. Je crois qu’aujourd’hui, il y a une constante que l’histoire retiendra : tous ceux qui ont manifesté à l’encontre du président Marie-Jeanne, ont été à ses côtés dans la vie politique, tous les combats gagnés y compris dans toutes les communes de la Martinique l’ont toujours été sous l’appellation MIM mais conduit Alfred Marie-Jeanne comme tête de liste. Je dis donc que politiquement et électoralement beaucoup d’entre eux lui doivent la résonnance qu’ils ont pu avoir dans le milieu politique martiniquais. Si le Tribunal nous suit sur ce qui a été présenté par l’administrateur judiciaire que nous avons rejoint ce matin, l’association sera dissoute Cette association a un compte bancaire à la BNP Martinique, ce compte bancaire est un compte bancaire créditeur. Vous aurez donc dans un premier temps les émoluments et honoraires de l’administrateur judiciaire qui seront prélevés, j’ose espérer que ça ne sera pas la totalité de la somme qui est une petite somme bien coquette et nous avons demandé que pour des associations d’intérêt public, le surplus de cette somme leur soit versé.
Philippe EDMOND-MARIETTE
Avocat du MIM
Mr Alfred Marie-Jeanne ou le camp de Mr Alfred Marie-Jeanne a accepté, nous avons aussi accepté parce qu’il était indéniable qu’il n’y avait plus de possibilité de s’entendre. C’était le minimum nécessaire, j’allais dire, mais nous n’avons jamais demandé de dissolution, notre objectif c’était d’avoir une assemblée générale. Nous majoritairement, nous n’avons pas d’état d’âme. Vous savez nous sommes des militants et nous pensons et nous vivons la démocratie, nous avons toujours tenté de le faire au sein du MIM que nous pensions , enfin le MIM lui-même c’est un groupe démocratique mais nous pensons que la tutelle, la hiérarchie notamment le président Alfred Marie-Jeanne a dévié de la ligne de démocratie, donc non, nous ne pouvons pas admettre que l’on nous crache dessus .
Henry THELIAME
Avocat du MIM