Yoles

Un peu d'histoire

Origine des courses de yoles

La course de yoles qui de nos jours, fait partie intégrante de notre patrimoine culturel, sportif, et touristique, est née de nos anciens marins pêcheur, qui après avoir pêcher, se précipitaient pour rejoindre la terre afin d’écouler le poisson pêché. Il faut préciser qu’à l’époque, ils n’avaient pas de moteur et pour faire avancer la yole ils mâtaient une voile confectionnée en sac de farine de froment.

Alors sur le chemin du retour, ils se rencontraient et se lançaient des défis, afin de savoir qui toucherait le premier la terre.

Après ils se sont dit pourquoi ne pas organiser des courses en dehors du cadre de la pêche et c’est ainsi qu’est né les : » kous kanno arété » . Là ils se fixaient une date et un lieu et organisaient des duels entre deux gommiers. Ces petits rendez-vous se répétaient et devenaient de plus en plus populaire principalement sur la cote Est (François, Robert, Vauclin et Marin).

Entre temps, ces embarcations qui étaient construites avec le tronc de l’arbre : le gommier, avaient du mal à porter de grandes voiles du fait de leur instabilité et donc l’idée est venue de construire des yoles rondes. Cette substitution est alors une réussite au niveau de la pêche car les marins pouvaient aller plus loin pour pêcher mais aussi plus vite. Une évolution qui trouva inévitablement son prolongement dans les : » kous kanno arété » c’est ainsi que de valeureux charpentiers de marine tel que : Jean LAFONTAINE, Michel  TENOT ou encore Lison MARIE-MAGDELEINE, construisaient des yoles de plus en plus performantes.

Ce qui était avant tout un simple amusement entre pêcheurs devenait de plus en plus populaire et on parlait de compétition. Devant ce succès populaire, les municipalités n’hésitaient pas à inscrire au programme de leur fête patronale ce type de manifestation.

Le premier tour de la Martinique. 

Cette nouvelle discipline suscitait un tel engouement qu’en 1966, des amoureux de la mer, sans pour cela être marin pêcheur, décidaient, sous l’impulsion de Marcel BON SAINT-CÔME, de relever un pari fou : faire le tour de la Martinique en Yoles rondes. C’est ainsi que le 17 mai 1966 quatre embarcations prenaient le départ de ce tout premier tour : « Mouette« , Etoile avec Jacques Vivies et Michel Asselin, « Frisson » avec Colo Beaucharel, Henry Hayot et Henry Ursulet et « Odyssée » avec Marcel Exilie , Georges Faula et Edouard Exilie.

Premier pari réussit mais pas sans peine, car avec seulement trois hommes à bord, ils devaient boucler le tour en seulement 4 étapes. La grosse difficulté de cette première édition, a été le passage au rocher du Diamant où des courants contraires rendaient difficile ce passage et l’arrivée à Saint-Anne c’est fait vers 17 heures.

Toutes ces difficultés n’ont pas découragé ces valeureux marins puisqu’ils ont recommencé en 1967 et 1968.

Création de la société des yoles rondes.

Devant l’ampleur que s’appropriait cette nouvelle passion, il s’avérait nécessaire de créer une société qui se chargerait de promouvoir et d’organiser des courses partout où cela était possible. C’est ainsi que quelque fanatiques de la discipline : Georges Brival, Henry Hayot, Théogène Marie-Louise, Vivies, Emica, Dachir ou encore Albéric Ursulet, décident de créer la « Société des yoles et Gommiers de la Martinique ».

Une fois en place cette société, organisait et faisait la promotion de cette activité qui devenait de plus en plus populaire. Pas moins de 18 courses par saison selon un calendrier qui tenait compte des fêtes patronales mais aussi des fêtes nationales ( 14 juillet, 11 novembre).

En 1981, après neuf ans de cohabitation, les gommiers se séparent des yoles. La société est alors devenue : la « Société des yoles rondes de la Martinique » 

1er TOUR  OFFICIEL

C’est à Sainte-Anne en 1985 qu’a été donné le départ du premier tour des yoles de la Martinique organisé par la Société des Yoles rondes, présidée par Georges Brival . Sur la ligne de départ, huit yoles équipées de voiles en coton sur lesquelles  on pouvait aperçevoir le nom des rares sponsors de l’époque : Monoprix, Locatel, Valda, Nissan, Raissa.

Cinq étapes ont suffit à ces valeureux marins pour boucler ce premier tour et la yole la plus régulière : Monoprix patronnée par Désiré LAMON remporte le tour. Nissan du François de Charles Exilie et Valda du Robert de Frantz Ferjules ont complétés le podium.

2017